Trujillo
Trujillo du 17 au 20 Novembre
Nous arrivons à Trujillo « cité de l’éternel printemps » à la Casa de Clara, une vieille femme de 80 ans environ, petite et souriante. A ses ordres, une femme en cuisine et un homme à tout faire. Un petit garçon crèche également ici, on le considérera comme le petit fils de Clara. La maison donne sur un espace vert, tranquille pour une grande ville et une coccinelle est constamment garée devant la grande bâtisse. A deux pas : « l’avenida Espana », rue périphérique du centre ville, où l’on trouve les meilleurs « pollo a la brasa » de la ville, Ricardo’s Ooh oui !! avec papas (frites) et ensalada. Voili voila le cadre est posé.
La ville est plutôt jolie et l’ambiance y est sympathique : de nombreuses maisons coloniales restaurées aux balcons et grandes fenêtres de style mudéjar, des rues piétonnes où boutiques de prêt-à-porter, casinos et banques se partagent le pavé. La plaza de Armas est remplit d’histoire coloniale, elle dégage de bonnes ondes et une bande de Mariachis complète ce tableau coloré.
Trujillo est aussi un point de départ pour les sites archéologiques reconnus aux alentours. L’ancienne cité de Chan Chan et ses ruines en adobes (briques de terre crue) est située en plein désert à quelques kilomètres, celle-ci était la capitale des Chimu, civilisation adorant la Lune qui aurait mystérieusement disparue.
Nous visitons également les pyramides Huacas del Sol y de la Luna, tombes du Soleil et de la Luna construites par les Moche (civilisation disparue vers 800 ap JC). A première vues ce sont des collines de terre érodée, mais après quelques coups de brosses à dents les archéologues (pendant 15ans quand-même) en dégagent une vraie merveille antique : une série de temples superposés aux fresques colorées. Seule la Huaca de la Luna, la plus petite pyramide, destinée aux rites religieux est visitable, celle du soleil, n’a pas encore été explorée par les autorités. Nous pouvons l’admirer seulement de loin, dommage, on serait bien aller faire nos chasseurs de trésors ! Les recherches archéologiques sont financées par quelques entreprises péruviennes dont une empresa de cerveza et il y a encore beaucoup de boulot !
Au retour du désert le plaisir de la glace choco-coco (très très bonne) est un passage touristique à Trujillo presque plus important que Chan Chan et les Huacas. A noter les Péruviens sont très gourmands et de ce fait font de très bons déserts ! Après un menu à 6 soles dans un boui boui du centre, il est presque mission impossible de trouver un bar sympa pour boire un pti coup. Apres 1 ou 2 paires de chaussures usées à écumer les rues en quête d’une mousse dans un lieu sympa, nous trouvons le « Barro Dorado », excellente adresse. A noter aussi, l’excellent café-musée à la Parisienne, du peintre Péruvien Chavez, mais hors de prix pour des routards comme nous. Nous y dégusterons tout de même un café pour apprécier le temps d’un instant le calme régnant et un bout de notre douce France retrouvée. Nous y rencontrerons même le fils de Mr Chavez, Franco Péruvien, qui à vécut en région Parisienne. Il nous propose une dégustation de fromages et vins… ah le saligot, il nous met l’eau à la bouche…
Mais pour nous ce sera riz patate comme d’hab !
Nos petites misères : une famille de Péruviens composée de nombreux enfants au moins 6 ou 7 a débarquée jusque après notre arrivée. Cette charmante famille nous pourrira nos matinées de samedi et dimanche. Mauvais souvenir..
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