Quito : Volcan Pichincha
Volcan Pichincha
altitude 4792m
Sans trop savoir ou nous mettons les pieds, nous nous attaquons au Pichincha!!
Flo en manque d'oxygène, se prend pour un condor!
Un couple de suisse rencontré dans la sympathique « Casona de Mario », notre bonne auberge de quelques jours, nous avait prévenus la veille, qu’il y avait une « randonnade » à faire pour atteindre les cimes, mais que la difficulté de l’altitude se faisait fortement sentir. C’est à 11h, bien tassé, que nous atteignons le haut du téléphérico, une belle vue nous est offerte, mais rien de plus. L’endroit est sommaire et pas très chaleureux. Cela rappel quelque peu Le Monserrate de Bogota, mais Quito est tout de même beaucoup plus à taille humaine. Après un pique nique devant le panorama, nous décidons sans conviction de marcher un peu sur le sentier du volcan. Le temps est nuageux, en haut un orage se prépare. Les gens qui y descendent marchent d’un pas pressé, couvert d’un bonnet bien vissé sur le crâne. Au début de notre ascension nous croisons les derniers marcheurs pressés d’échapper à la pluie. D’ailleurs quelques instants après, c’est à de la grêle que nous devons faire face. Ce qui devait être une petite promenade se transforme petit à petit en lutte contre les éléments, mais bizarrement, au lieu de faire demi-tour (comme cela était prévu) nous continuons droit devant. Sans doute l’envie de trouver le calme si près d’une grande capitale, l’envie de gouter à l’altitude et inconsciemment de finir ce que l’on avait commencé. La nature est belle, mais la montagne inhospitalière. L’Altitude rend chacun de nos pas de plus en plus lourd.. quand soudain... la grêle se calme, une brise chasse le brouillard, et les rayons du soleil percent les épais nuages au moment même ou le chemin devient périlleux. Une chance de pouvoir observer les montagnes alentours et ce magnifique volcan, alors que plus bas dans la vallée, toute la ville de Quito se retrouve plongé dans l’ombre des nuages. Heureux de retrouver la luminosité et la chaleur du soleil nous reprenons des forces.
Les deux cents derniers mètres de montée sont durs et il n’y a plus vraiment de chemin, du moins par là où nous sommes passés. Les plus valeureux s’empresserons de prendre la ligne droite plus ou moins tracée sur un sentier très pendu et sableux, tandis que les autres préfèrerons continuer à chercher des lacets plus fermes. Mais tous arriverons en haut pour nous sentir, avec certes la tête qui tournent, et quelques vertiges…. bien. Enfin, la récompense! Une sensation de quiétude, une vue imprenable et un sentiment d’achèvement! C’est une belle étape de notre voyage que nous venons de réaliser. Non sans une certaine fierté, ne nous le cachons pas…. Mais maintenant il nous faut aller encore plus haut !! Enfin pas avant plusieurs grosses nuits bien méritées.

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