Otavalo: Laguna Cuicocha
Le lendemain nous partons au parc (naturel cette fois) Cotacachi pour faire le tour de la lagune Cuicocha se trouvant dans un cratère de volcan. Dans le bus nous menant à Quiroga, à 10km, la ville juste au sud de lagune, pour 25cent de dollars chacun, vendeuses de glaces et de brochettes essaient comme toujours de nous tenter avec leurs produits plus ou moins frais. Ensuite une jeep négociée à 5 dollars pour 3km nous mène droit dans la réserve, (un peu chère, mais les plans « spéciale touristes » sont bien développés ici contrairement à la Colombie) à l’arrière ça secoue un peu mais nous arrivons tout de même à l’entrée de la réserve pour le début de notre tour. Le sentier chemine principalement sur la crête du volcan, mais s’arrête au ¾ du parcours, selon les dires du sympathique gardien, et la fin doit être réalisé en récupérant la route de l’autre coté du volcan. Pourquoi ?, nul ne le sait, encore moins nous... Nous partons donc sous un soleil radieux, avec sur notre gauche, la lagune, magnifique et encaissée dans un superbe volcan et de l’autre la province d’Otavalo avec en toile de fond l’imposant Imbabura et ses cultures à flancs de montagne, et à sa gauche le mont enneigé de Cayambe. Après un kilomètre au bord de cette caldeira de 9km2, considérée comme endormie mais potentiellement dangereuse,(enfin la dernière éruption remonte à environ 3100 ans), nous rencontrons en face de nous le mont « Cotocachi » haut de ses 4944m. La rando n’est pas difficile en soi, mise à part de courtes parties en montée, mais l’altitude corse quelque peu les choses. Durant le trajet seul un petit groupe de touristes faisant le tour inverse et un couple d’Equatoriens, cueilleurs de myrtilles sont rencontrés. Deux abris construits au fil du parcours permettent de se reposer à l’ombre et de profiter de la vue sur la lagune et de ces deux ilots : « Yérovi et Teodor Wolf ». Comme prévu, la fin du chemin tombe directement sur une propriété privée, avec un panneau indiquant aux aimables randonneurs de récupérer de suite la route un peu plus en contre bas. Ce que nous faisons, un peu déçus ! D’autant plus que celle-ci est en travaux et empruntée par de nombreux camions laissant un large nuage de poussière à chaque passage. Seul petite récompense, un vendeur de fromage et une ferme avec une portée de chiots venus nous saluer. Apres une bonne heure de marche, et plus que quelques gouttes d’eau dans la bouteille, nous rejoignons le point de départ, et un taxi pour rejoindre le bus du retour. Avec en poche quelques bons clichés « Nature ».
Commenter cet article